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Le musicien Mopero Wa Maloba s’est éteint dimanche 17 août 2008 des suites d’une longue maladie à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il s’était converti dans l’évangélisation. Selon une note adressée, de Dublin (Irlande) à notre rédaction, le comédien Kialunda Makoyo Simon alias Koko dia N’Zombo, citant le pasteur Ngamundele installé dans la capitale ivoirienne, Mopero aurait succombé à une affection rénale causée par un diabète sévère diagnostiqué seulement quelques semaines avant son décès. Un premier diagnostic avait suspecté un cancer de la prostate.
Ancien musicien du groupe Shama Shama, devenu pasteur, Mopero séjournait à Abidjan après une longue tournée ouest-africaine, entamée en 2005, et qui l’avait également conduit à Cotonou au Bénin et à Ouagadougou au Burkina Faso. À la communauté chrétienne, il laisse comme héritage son témoignage enregistré sur deux albums (« Yawé-Yawé » et « Nayoki Liloba ») et un coffret double (DVD-CD) intitulé « Nabeleli Nkolo » sorti en juillet 2008.
Chanteur et guitariste de talent, Mopero Wa Maloba avait, dans les années 70, brillé de mille feux dans Shama Shama aux côtés de Donat Mobeti et Mambo Ley. Ses chansons « Vicky Shama », « Okomi kolangua », « Kento émancipée », « Mama aye », « Basaleli ngai likita » figurent parmi les plus grands succès de leur époque.
À la demande de sa famille, sa dépouille devrait être rapatriée vers Kinshasa, mais, aucune date n’a encore été fixée à ce jour. Un appel au soutien (1) a été lancé auprès de la communauté congolaise pour réunir les fonds nécessaires à ce rapatriement.
Source : La rédaction d’Afriqu’Échos Magazine (AEM) |