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Kimpwanza - L’étape de Libreville
Décédée le 14 mars dernier à Rabat au Maroc, la dépouille mortelle d’Edith Lucie Bongo née Edith Lucie Sassou Nguesso est arrivée à Libreville (Gabon) le 17 mars dernier. Le recueillement a eu lieu au palais présidentiel devant plusieurs personnalités venues de par le monde.
En effet, le peuple gabonais était en émois ce 17 mars 2009, lorsque l’avion transportant la dépouille d’Edith Bongo est arrivé à l’aéroport gabonais. Au bas de la passerelle, les présidents Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso arrivés une heure avant.
A la descente de l’avion, le cercueil couvert du drapeau gabonais était transporté par des militaires, certainement, la garde républicaine exerçant à la présidence de la république que dirige le président Bongo depuis un demi siècle. Les larmes ont coulé à flot sur les joues de tous ceux qui aimaient cette dame. Doit-on parler des pleurs du président congolais Denis Sassou Nguesso qui suivait derrière le cercueil ou du Président gabonais Omar Bongo Ondimba, emporté par le chagrin, présentait l’image d’une personne qui ne croyait pas à la mort de son épouse ?
Que dire de madame Dhira la génitrice d’Edith ? Que dire d’Antoinette Sassou Nguesso (épouse du président Sassou) et des ministres qui n’arrivaient pas à retenir leurs larmes ?
Que dire de la famille, des amis et connaissances partis du Congo Brazzaville pour le Gabon témoigner de leur compassion au malheur qui frappe la famille Sassou ?
En somme, le Gabon a connu une journée triste. Le long de l’itinéraire du cortège funèbre, la foule a fondu en larmes. Les uns levaient les mains au ciel en signe de regret éternel, les autres balançaient les pagnes ou les mouchoirs comme pour dire « à Dieu » à celle qui était la première dame du Gabon surnommée « Mama Edith », présidente d’honneur du parti gabonais au pouvoir qui « a su embrasser toutes les couches tant politiques que civiles au gabon. », a entendre des membres du parti d’Omar Bongo Ondimba.
Ce même regret était manifesté au Palais présidentiel gabonais à l’arrivée du cortège qui roulait doucement. La foule compacte en sanglots qui attendait sur ce lieu n’avait pas hésité de prendre en « otage » leur « Edith » inerte dans le cercueil. Regret oblige !
Ce 18 mars, le recueillement au palais présidentiel a connu la même affluence : les gerbes de fleurs, les chansons funèbres, les pleurs et autres faits liés à une cérémonie mortuaire chez les bantous ont agrémenté la veillée. Il faut ajouter à cela les épouses et chefs d’Etat frères, les membres des institutions gabonaises, les représentants des institutions internationales qui se sont recueillis devant le cercueil d’Edith Lucie Bongo avant la messe de requiem dit sur place.
Toute la nuit les Gabonais saluent la dépouille mortelle pour la dernière fois avant qu’elle ne rejoigne le Congo Brazzaville pour inhumation lundi prochain au cimetière familial à Edou à près 300 kilomètres de Brazzaville.
Sam Samuel Oyemba (Envoyé spécial Kimpwanza)
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