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La première Dauphine de Miss Canada 2009-2010 est d'origine congolaise
Par Bedel Baouna
Le 24 octobre dernier, au Québec, Princilia Nzamba-Djombo, 24 ans, 1,72 mètres pour 52 kilos, a été élue première dauphine de Miss Canada 2009-2010. Une fierté doublée d'une grande responsabilité pour cette beauté venue d'Afrique.
En elle, il y a quelque chose de Béyoncé Knowles : lèvres et sourire vermeilles ; regard merveille. En elle, il y a quelque chose de Sharon Stone : une allure aussi fringante qu'un pur-sang. En elle, il y a quelque chose de Halle Berry : une ligne d'une netteté parfaite et des yeux semblables à ceux d'un bébé qui se bat contre le sommeil. Une naïade, donc.
Inclassable ! Youlou Mabiala et Tabu Ley l'auraient volontiers chantée ; Titien l'aurait gracieusement peinte. Princilia Nzamba Djombo "surgit comme l'aurore", et les Canadiens ne se sont pas trompés en l'élisant première Dauphine de Miss Canada 2009-2010. Sans doute eût-on préféré la voir porter carrément la couronne, comme ce fut le cas en France pour une autre naïade venue d'Afrique, Sonia Rolland ! Mais c'est déjà une grande victoire que d'être vice-miss. Et c'est avec une joie indicible que Princilia accueille son nouveau statut : elle balbutie à peine deux adjectifs : "Fière et heureuse !" Il faut dire que ses pensées se tournent déjà vers l'avenir ; sa nouvelle responsabilité l'assaille, en bien. En être digne. Tout simplement. Philosophe, une seule question enveloppe son esprit : quel sens donner à cette gloire? Car, dans la vie, tout est question de sens. Elle portera haut le drapeau canadien et, toujours, lorgnera sur la terre de ses ancêtres. "Je veux être le trait d'union entre le Canada et le Congo", assure-t-elle. Etre utile pour ses deux patries, en somme.
Un caractère ferme
Princilia Nzamba Djombo est une jeune fille moderne, c'est-à-dire mondiale et contemporaine de son temps. Elle fait sienne cette phrase de Montaigne : "Un homme honnête est un homme mêlé." Une manière de dire que seule la multiplicité ou la confusion procurent l'amour. Le vrai amour. Mais ça n'est pas tout. Elle dégage aussi un caractère ferme. Jamais elle ne doute de ses capacités ; elle affronte les défis de la vie avec une foi forte et résolue. Toujours, elle va de l'avant. Au trot s'il le faut ; au galop si besoin est. Le verbe "rénoncer" ne fait pas partie de son répertoire, et c'est quand les obstacles se présentent à elles qu'elle se transcende. On dirait un champion cycliste, à l'amorce des cols redoutables. Aussi, dès qu'elle a été repérée à l'université de Concordia à Montréal -- elle est en troisième année d'interprétariat et de traduction (anglais, français, espagnol, italien), elle n'a pas hésité une seconde à défendre crânement ses chances. Au départ, elles étaient 19 candidates finalistes. Puis 12 ont été retenues. Ensuite 5. Et, enfin, 3. A chacune de ces étapes, Princilia n'a pas tremblé. D'autant que son père, ministre de son état, avait fait le déplacement...
Elle dévore l'art. Tout l'art. En Congolaise d'origine, la mode l'allèche au plus haut point. Les robes et les pagnes lui vont à merveille. Elle danse aussi bien la rumba que la salsa... Elle adore le théâtre et le cinéma, deux arts qu'elle entend pratiquer. Et elle y parviendra. Bonne chance Princilia !
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