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L’Afrique aurait pu dépasser son stade actuel de développement si elle avait assumé son intégration au lendemain des indépendances, a estimé l’écrivain et homme politique sénégalais, Cheikh Hamidou Kane.
« On ne peut pas dire que les pays africains n’ont rien fait, mais ils auraient pu faire mieux s’ils l’avaient fait de façon plus intégrée et plus solidaire », a-t- dit lors d’une interview accordée à APA.
Selon M. Kane, l’Afrique a réussi quelques progrès qui ne pouvaient être que limités en raison de la dispersion des Etats, de la Balkanisation. L’Afrique aurait réussi de résultats meilleurs si elle avait progressé dans son processus d’intégration, souligne l’auteur du roman « L’Aventure Ambigüe », tout en déplorant le niveau d’avancement des états africains après un quart de siècle d’indépendance.
« Je suis loin d’être satisfait des 50 années d’indépendance telles que nous les avons vécues », regrette-t-il, invitant les états africains à « effacer les frontières actuelles qui ne sont que des créations d’étrangers ».
Il suggère ainsi que l’Afrique, dans sa culture, dans ses pratiques, aujourd’hui comme modèles, s’inspire de ce que l’histoire a laissé comme outil, comme sagesse, comme mode de gouvernance.
« Il ne faut que l’on considère que notre histoire passée n’a donné aucun exemple ou aucun modèle pour guider notre cheminement vers l’avenir », indique M. Kane, acteur des indépendances et de la mise e place des Etats nouveaux.
Cheikh Hamidou Kane a participé à la lutte postcoloniale, aux côtés du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, et son Premier ministre, Mamadou Dia.
Source : APA |